Intervention de Nicolas Sarkozy dans DPDA

Mardi soir, Nicolas Sarkozy était l’invité de l’émission « Des Paroles et des Actes » sur France 2. L’équipe des Jeunes Pop de la première circonscription s’est activement mobilisée sur Twitter pour diffuser les moments marquants de la soirée.

En début d’émission, le Chef de l’État a répondu aux interrogations de plusieurs journalistes. Le candidat UMP s’est montré plus que convaincant, cherchant à être honnête, en revenant -sous la contrainte de questions parfois insidieuses- sur des moments personnels difficiles. Forcé d’évoquer les affaires du Fouquet’s et de l’Epad, Nicolas Sarkozy a su expliquer ses choix aux Français, reconnaissant n’avoir pas toujours pris les bonnes décisions.

Nicolas Sarkozy arrive sur le plateau

Nicolas Sarkozy arrive sur le plateau

Le duel. Lors du débat tant attendu, Laurent Fabius ne s’est pas montré à la hauteur. Imprécis, dissimulateur et effacé, l’ancien premier ministre n’a été que l’ombre de lui-même durant toute la soirée. Plus vif que jamais, Nicolas Sarkozy n’a cessé de le mettre en difficulté, notamment sur son soutien à François Hollande, qui n’a pas toujours été indéfectible. Laurent Fabius a par ailleurs flirté avec la mauvaise foi, évaluant à 1 000 000 le nombre de chômeurs supplémentaires, additionnant à 400 000 chômeurs réels 600 000 travailleurs à temps partiel.  Enfin, l’ancien premier ministre n’a cessé, pendant tout le débat, de faire preuve d’une condescendance assez malvenue à l’égard du Président de la République, qui a au final démontré une indéniable supériorité durant tout le duel.

Le duel face à Laurent Fabius

Le duel face à Laurent Fabius

Propositions. Même si le pari semblait gagné à l’issue du débat, il ne faut pas délaisser les annonces qui ont été faites durant l’émission.
Nicolas Sarkozy a tout d’abord annoncé qu’en cas d’élection, il introduirait un impôt minimum sur les bénéfices des entreprises du CAC 40, réduisant ainsi leurs avantages fiscaux. «Nous allons créer un impôt sur les bénéfices minimum pour les grands groupes en France, les groupes du CAC 40, parce que j’ai découvert quelque chose qui n’est pas normal, c’est que ces grands maximisent les avantages fiscaux et une partie d’entre eux ne payent pas du tout d’impôt», a-t-il précisé.

De plus, le Chef de l’État a déclaré que durant son prochain quinquennat, il ferait en sorte de diviser par deux le nombre d’immigrés accueillis en France, c’est à dire passer de 180 000 arrivées par an à environ 100 000. Cette mesure est jugée nécessaire par le camp du candidat pour « relancer dans de bonnes conditions l’intégration ». Nicolas Sarkozy a ensuite émis sa volonté de modifier les conditions de sélection des candidats au regroupement familial, introduisant notamment un examen de français et de connaissance des valeurs de la République.

Enfin, le Chef de l’État a apporté des précisions quant à sa volonté d’introduire une part de proportionnelle aux élections législatives, évaluant cette portion entre 10 et 15%, car « il est profondément injuste que des millions d’électeurs ne soient pas représentés à l’Assemblée », a-t-il ajouté.

Des paroles et des actes

Des paroles et des actes

A six semaines du premier tour, cette émission apparaissait comme un test : le chef de l’État, qui débattait pour la première fois depuis cinq ans, n’avait pas le droit à l’erreur. Et au lendemain de l’émission, le ressenti est unanime : Nicolas Sarkozy n’a pas été bon, il a été excellent.
Pendant plus de trois heures de direct, il s’est défendu avec une combativité et un brio hors-normes, sur tous les sujets abordés, rassurant et galvanisant l’ensemble de son camp pour la suite de la campagne.

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