Dîner de rentrée des sympathisants et militants de la 1ère circonscription

Dîner de rentrée des sympathisants et militants de la 1ère circonscription

Le dîner de rentrée des sympathisants et militants UMP de la 1ère circonscription de Paris s’est tenu le mercredi 26 septembre à la Brasserie Mollard autour de Pierre LELLOUCHE, député de Paris, Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement et suppléant de M. LELLOUCHE, et Vincent BALADI, délégué de la 1ère circonscription.

Pierre LELLOUCHE s’est d’abord félicité de la récente élection de Jean-François LEGARET à la présidence du Groupe UMP au Conseil de Paris, réussite électorale à laquelle il a œuvré en considérant que M. LEGARET est le plus expérimenté des élus UMP de la capitale et qu’il fallait faire de cette échéance une occasion de rassemblement de la droite parisienne.

M. LELLOUCHE a ensuite déploré la politique économique du Gouvernement : le matraquage fiscal des ménages comme des entreprises, la non-réalisation des économies nécessaires et le report des réformes structurelles indispensables condamnent la France à davantage de chômeurs (déjà plus de 3 millions en métropole), de délocalisations et, au final, au déclin. Il a qualifié de « farce » le fait que le Président HOLLANDE soit désormais favorable au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG), voté par son prédécesseur mais que le candidat HOLLANDE décriait, et qu’il lui faille désormais compter pour son adoption sur les voix d’une droite responsable et constructive faute de pouvoir compter sur celles d’un parti écologiste sectaire qui ne mérite plus le 1er « E » d’EELV.

Le Député de Paris a aussi évoqué l’élection interne à la présidence de l’UMP. Soucieux de ce que la campagne ne tourne pas au « pugilat » et ne détourne l’UMP de son devoir d’opposition vigilante vis-à-vis de la gauche, M. LELLOUCHE estime que le parti sortira « gagnant » de cette élection s’il parvient à sélectionner le meilleur opposant à M. HOLLANDE. Quoique proche des 2 candidats et tout en rappelant que les militants et sympathisants demeuraient bien entendu libres de leur choix, Pierre LELLOUCHE a officiellement apporté ce soir-là son soutien à François FILLON – après avoir prévenu Jean-François COPÉ –, car il incarne selon lui le style de leadership – « mesuré, calme et expérimenté » – dont les Français ont besoin en ce moment. Il s’est par ailleurs déclaré favorable à l’organisation de primaires ouvertes pour désigner le candidat de l’UMP à la présidentielle de 2017.

L’ancien Ministre a enfin évoqué les municipales de 2014. S’il estime que la droite devrait en général bénéficier de la déception des Français à l’égard de la gauche pour reconquérir de nombreuses villes de taille moyenne, il a souligné que le scrutin serait plus difficile à Paris compte tenu des spécificités du mode de scrutin et de l’évolution de la sociologie électorale. En effet, il y a autant d’élections que d’arrondissements et 20 batailles devront donc être menées ! Or la droite dispose de peu de temps pour constituer des équipes militantes actives et des listes municipales crédibles afin de reconquérir les arrondissements de l’Est, notamment le 12ème… De plus, la droite parisienne va devoir rénover son logiciel programmatique pour l’adapter à l’évolution sociologique de l’électorat de la capitale – une bipolarisation entre vainqueurs « aisés » et perdants « aidés » de la mondialisation d’une part et une « boboïsation » des attentes d’autre part. Aussi lui faudra-t-il par exemple prendre une position innovante sur l’enjeu du mariage homosexuel  pour ménager le nouveau « chou bourgeois-bohême » et la traditionnelle « chèvre conservatrice ».

Dans la perspective de mettre les cohortes parisiennes en ordre de bataille dans chaque arrondissement, Pierre LELLOUCHE a logiquement conclu son intervention en annonçant sa disponibilité pour prendre la direction de la Fédération UMP de Paris au lendemain du Congrès national de novembre.

Nouvellement et largement élu président du Groupe UMP au Conseil de Paris, Jean-François LEGARET  s’est engagé à mener une opposition déterminée et combative au Maire de Paris. Il a précisé les conditions à réunir pour favoriser une victoire de la droite parisienne aux municipales de 2014 : d’abord un profond travail de rénovation programmatique, ensuite l’investiture de têtes de liste compétentes dans chaque arrondissement, enfin le choix d’un leader incontesté avant l’été 2014 pour emmener l’opposition municipale à l’Hôtel de Ville.

Le Maire du 1er arrondissement n’a pas manqué de rappeler les gabegies et les zones d’ombre de la « fin de règne » de Bertrand DELANOË : les surcoûts du faramineux projet de rénovation des Halles (déjà plus d’1 milliard d’€) que ne manqueront pas d’occasionner les travaux de nuit rendus nécessaires par les retards accumulés ; l’échec de la Commission pluraliste d’attribution des logements sociaux mise en place par le Maire de Paris et dont la « loterie » a été vertement critiquée par la Mission d’évaluation indépendante réclamée par les écologistes – à tel point que M. LEGARET a décidé de démissionner de cette Commission désormais monochrome, etc.

Les interventions de MM. LELLOUCHE et LEGARET ont été suivies d’un échange avec la salle.