« Réveillons-nous pour réveiller Paris! »

A 15 mois des élections municipales du printemps 2014, Delphine BÜRKLI, conseillère de Paris du 9ème arrondissement, a cosigné une tribune – avec ses collègues des 4ème (Vincent ROGER), 14ème (Marie-Claire CARRÈRE-GÉE), 15ème (Jean-Baptiste MENGUY) et 17ème (Jean-Didier BERTHAULT) arrondissements – intitulée « Si la droite veut gagner la bataille de Paris en 2014, il va falloir qu’elle se réveille » et publiée sur le site d’information en ligne Atlantico.

Certes, la gauche au pouvoir à Paris depuis 2001 a échoué dans de nombreux domaines. Elle a endetté la capitale, en raison de sa mauvaise gestion du budget municipal et en dépit de l’augmentation inédite de ses ressources permise par l’accroissement des droits de mutation et la multiplication par presque 2 des impôts locaux ! Elle n’a pas su faire diminuer les pollutions, notamment atmosphérique et sonore. Elle n’a pas davantage su créer les conditions d’un fonctionnement efficace des instances de démocratie locale. Enfin, la mixité sociale a nettement reculé dans la capitale après que la gauche y a ouvert une véritable « chasse aux classes moyennes ».

Cependant, Delphine BÜRKLI et ses cosignataires mettent la droite et le centre en garde contre tout excès de confiance. D’une part, la volonté d’alternance à Paris et l’impopularité du Gouvernement au niveau national n’assurent pas mécaniquement une victoire de l’opposition. D’autre part, la droite et le centre sont dans un état d’ « impréparation collective » manifeste, faute d’organisation d’une réflexion sur les enjeux municipaux, de décision sur un processus démocratique de désignation des têtes de liste et de dialogue approfondi entre l’UMP et l’UDI sur les modalités de leur alliance stratégique.

Parce qu’ils appellent de leurs vœux une véritable victoire de la droite plutôt qu’une simple défaite de la gauche dans « la bataille de la reconquête », Delphine BÜRKLI et ses collègues exhortent donc la droite parisienne à se réveiller. Et à cette fin, ils préconisent :

  • De décider d’ici fin février un mode démocratique de désignation des candidats ;
  • De désigner d’ici l’été ces candidats, et notamment les têtes de liste d’arrondissement dans la capitale ;
  • Et de travailler à élaborer une offre politique locale « crédible », « innovante » et « de qualité », susceptible de répondre aux besoins et aux attentes de Parisiens exigeants en matière de logement, d’emploi, de circulation, de propreté, de solutions de garde pour enfants, d’équipements sportifs, etc. Une telle offre programmatique devra réaliser la synthèse, au sein d’une droite rassemblée, des idées et des aspirations des élus expérimentés et des élus émergents qui incarnent la nouvelle génération politique.

Lisez ici la tribune collective cosignée par Delphine BÜRKLI.