Communiqué de presse de Pierre Lellouche sur les attaques de Claude Bartolone à l’égard de Valérie Pécresse

Communiqué de Pierre Lellouche

Il est consternant que le Président de l’Assemblée nationale, improvisé tête de liste pour les élections régionales en Île-de-France, se permette dans un entretien accordé à « L’Obs », des dérapages politiques aussi graves.

A peine un mois nous sépare des attentats du 13 novembre, avec le risque de fracture profonde que chacun ressent à l’intérieur même de notre pays, et voici que M. Bartolone mène une campagne carrément raciale, voire raciste, en opposant d’un côté lui-même, qui défendrait « une région de toutes les couleurs, toutes les origines, toutes les religions », à une candidate « raciste » donnant « un coup de volant incroyable vers l’extrême droite », et qui serait devenue la défenseur de la « race blanche » qu’elle défendrait « en creux ».

Autrement dit, l’ « apartheid ethnique et territorial »,  dont parlait après les attentats de janvier le Premier ministre Manuel Valls, est devenu un apartheid politique ouvertement assumé par le 4e personnage de l’Etat.

Tout cela est indigne et dangereux, et masque à peine les replâtrages invraisemblables de dernière minute des éléments hétérogènes de la Gauche, de l’extrême Gauche et des Verts, que M. Bartolone tente de coaliser autour de lui pour préserver ses privilèges.

Avec un « débat politique »  d’un tel niveau, qu’on ne s’étonne pas de voir la moitié des Français, dégoutés, ne pas vouloir participer aux consultations électorales, et le tiers des votants se détourner des partis dits de Gouvernement.

La dignité de sa fonction voudrait que M. Bartolone présente des excuses publiques pour ce dérapage.