Les insuffisances de la 7ème loi anti-terroriste

Paris reste une cible prioritaire du terrorisme islamique et la sécurité est une des préoccupations majeures des Parisiens.  Après une loi Renseignement, deux lois sur l’état d’urgence, et un projet de réforme constitutionnelle, c’est une septième loi anti-terroriste qui était présentée en séance publique à l’Assemblée le 1er Mars dernier. Notre député, Pierre Lellouche, Délégué général des Républicains aux Affaires Internationales, souligne l’absence de cohérence et les tâtonnements de la politique du Gouvernement et pointe les insuffisances de cette énième loi, en particulier sur les trois volets suivants :

> le problème du retour sur le territoire français, des « volontaires au jihad » fanatisés et radicalisés, formés à des techniques de combats meurtrières : aucun dispositif particulier n’est aujourd’hui prévu (sauf judiciarisation possible), croit-on vraiment qu’on puisse s’attendre à un « retour à la vie normale » ? L’amendement proposé par Pierre Lellouche concernant la création de centres de rétention spécialisés a été supprimé…

> l’insuffisance du contrôle des communications cryptées, dont il est établi qu’elles ont joué un rôle-clé dans les attentats de Paris, s’appuyant sur les technologies de multinationales américaines qui utilisent parfois l’argument de la liberté et de la protection de leurs utilisateurs pour ne pas réellement coopérer avec les autorités, posant un problème majeur de droit international, et nécessitant un réel un effort de coordination des forces internationales,

> la passivité devant les échanges commerciaux réalisés par certains pays, y compris européens, fournissant à l’État islamique (EI), via des sociétés écrans, des armes ou du matériel de combat ; là encore une initiative diplomatique forte, sanctionnant toute entreprise contribuant directement ou indirectement à accroître la force de l’EI, est à envisager.

Pour en savoir plus, voir la vidéo de l’intervention de Pierre Lellouche à l’Assemblée.